Indépendance, bienveillance, simplicité et modestie.

La Route du Rock, qui n’a jamais transigé sur la qualité, faisait face à d’importantes difficultés financières qui menaçaient sa perennité.
Mais l’orage est passé: “malgré les prévisions météos menaçantes, nous avons fait environ 16.500 entrées payantes (du 14 au 16 août). Or, il nous en fallait 14.000 pour être à l’équilibre” selon le directeur.
La Route du Rock, qui n’a jamais dévié de sa ligne artistique curieuse et exigeante, avait maintenu une programmation impeccable cette année avec son lot de noms éprouvés (The Breeders, The Do, Tindersticks, Sigur Ros) et de révélations (Foals, Ting Tings, Cold War Kids, Midnight Juggernauts…).
“On avait le couteau sous la gorge alors c’est évidemment une grande satisfaction. J’avais demandé tellement d’efforts à toute mon équipe…”, s’est félicité dimanche 17 août François Floret, directeur et programmateur de la Route du Rock, rappelant que les 70 salariés qui travaillent pendant le festival avaient notamment accepté de voir leur salaire diminuer de 10%.
Le festival, au budget d’environ 1,4 million d’euros cette année, s’autofinance à hauteur de près d’un million d’euros, le reste étant fourni par des subventions de collectivités locales et des sponsors privés.
Dans un édito alarmant titré “Pop is not dead ?” publié ici en début d’année, les organisateurs du festival avaient expliqué que la Route du Rock, malgré la venue de 22.000 festivaliers l’an passé pour applaudir notamment Sonic Youth et les Smashing Pumpkins, accusait un déficit cumulé de 200.000 euros.
En cause, l’envolée “vertigineuse” des cachets exigés par les artistes pour compenser le manque à gagner des ventes de disques (comme on le sait en chute libre), la concurrence féroce entre festivals et l’arrivée dans le secteur de “nouveaux mastodontes de l’économie spectaclo-industrielle”.
Encore longue soit la route, l’ indé retrouve une fois de plus son authenticité entre la pointe du Grouin et le cap Frehel, merci à cette magnifique région, à ces vrais artistes et à ces audacieux programmateurs.
Longue vie au festival et à son plus fidèle ambassadeur.
E-bow

e-bow reprend du service après un mois de silence, pour nous parler d’un sujet qui nous tient à cœur ! c bon de te relire brother ! et longue vie à la route du rock.
ps : pas le lien “ici”